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 {_Et chaque pas te rapproche de moi. [libre]

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Artémis Yukomichy

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MessageSujet: {_Et chaque pas te rapproche de moi. [libre]   Dim 20 Nov - 16:12

Ami se tient près de moi. Mon regard se perd dans le lointain. Je sens auprès de moi sa présence si inquiétante, mais pourtant si habituelle, si nécessaire. Le vent caresse ma peau, balaie sa cape et glisse sur son masque blanc. Il est tourné vers moi. Et moi, vers l’horizon. Ma voix s’élève, calme, brisant le silence installée depuis longtemps déjà.

« Dis moi, Ami, ai-je eu raison de te runé ? »

Seul le silence me répond. Il se tient immobile, son regard vide planté sur ma silhouette enfantine. Il sait tout de moi. S’il lui prend l’envie de me quitter, de rompre notre lien pour aller voir quelqu’un d’autre, il le peut, et je n’aurais d’autre choix que de le détruire. Mon père, mon ami, mon frère, mon amour. Il est tout pour moi. Suis-je tout pour lui ? Toutes ses années de silence, sous ma directive, pourquoi ai-je cru que c’était de l’amour, de l’attachement ? Il ne m’a jamais montré ses sentiments. Il m’a juste broyé le poignet. A cette pensée, je presse ce même poignet contre mon corps, contre ma poitrine. Seule l’arrivée de ma sœur a réussi à le détacher de moi. Trahison

Je me tourne vers lui. Je l’ai runé. Pourquoi ne me parle t-il pas ? Pourquoi reste t-il si froid envers moi ? Moi, sa créatrice, celle qui l’aime plus que tout au monde ? Il a beau m’avoir trahi je ne peux me détacher de lui. Amante désespérée de sa création. Je fixe ses orbites vides. Mes lèvres s’entrouvrent, et formulent dans le vide son prénom. « Ami ». Avant même que mes lèvres ne se rejoignent, sa main se referme sur ma gorge. Assez fort pour me blesser. Mais pas assez pour me tuer. Ma respiration est sifflante, seul un fin filet d’air parvient à mes poumons. Son visage est tout près du mien. Son corps de métal et de bois, contre le mien. Son souffle artificiel se glisse entre mes lèvres entrouvertes. Depuis toujours, je suis à sa merci. Depuis toujours, il a la possibilité de me tuer, je ne ferais rien pour l’en empêcher. Je suis moi-même un monstre, un monstre qui se fait souffrir et qui fait souffrir les autres. Je maîtresse des tortures, celle qui sert avec tant d’empressement la lignée royale pour assouvir son besoin de sang et de douleur. La mort ne m’effraie pas, je la côtoie si souvent ! Ami me soulève doucement du sol, par la gorge. J’ai l’impression que ma tête va se détacher de mon corps. Pourtant je sais que c’est impossible, je me suis moi-même fabriquée. Le manque d’air se fait de plus en plus ressentir. Enfin, je réagis. Plusieurs de mes marionnettes apparaissent auprès de moi. Elles sont sous mon contrôle, encore dociles obéissantes. L’une d’elle agrippe le bras de Ami et le sert si fort qu’un bruit mat résonne. Je retombe sur le sol, durement, et je manque de m’écrouler. Une de mes marionnettes me retient en me prenant dans ses bras. Je me détache d’elle et lui caresse son visage de bois avec tendresse. Ami continue de me fixer. Son masque ne laisse filtrer aucun sentiment. Je ne peux me résoudre à l’attaquer. Je m’approche de lui, pose ma main sur son masque blanc et froid. Et doucement, je l’enlace. Mes lèvres forment un murmure dans me creux de son cou :

« Va t-en. Donne moi ta réponse, et va t-en. »

D’un geste brusque il s’éloigne de moi, son bras brisé pendant lamentablement a son coté. De sa main saine il me lance le poignard, autrefois donné par Milonïa et confié à Ami. Dernier regard. Il se volatilise. Je laisse passer quelques secondes. Je m’écroule alors soudain, prise d’un tonnerre de sanglot, secoué par d’innombrables frissons. Parti. Il est parti. Il m’a obéit et m’a quitté. Ami m’a quitté. Lasse. Je suis lasse de tout. Assisse sur le sol, entouré par quelques marionnettes effrayantes et puissantes, silhouette inquiétante pour tout étranger, en pleurs, j’ai vraiment l’air d’une enfant. Enfant égaré dans son monde, abandonné par l’être le plus cher qu’elle a...
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