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 Je suis là, Noeru, je suis là.

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Sana Ishikawa

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MessageSujet: Je suis là, Noeru, je suis là.    Dim 10 Juil - 11:27

    C'était de la roche que nous foulions à présent. Une roche qui contenaient mille pièges à cause des fissures qui l'arboraient. Je n'osais plus regarder le paysage devant moi, a vrai dire, je ne voulais pas savoir si c'en était un de plus encore que celui que nous avions vu hier, ou il y a une semaine, ou il y a quelques années. Je ne veux pas dire que j'étais désespérée, car je n'ai pas le droit de le dire vraiment. Mais j'étais rendue à un point limite pour moi, pauvre mortelle. Pourtant j'avais tenu le coup, pour lui, pour nous. Noeru, mon tendre frère.

    Je pense à toi, de la distance qui nous sépare.
    Noeru, mon frère, j'espère que tu penses à moi. Cela fait bien maintenant 2 ou 3 bonnes années que nous sommes parties du village. Si tu savais comme j'ai l'impression que tout est si loin maintenant. Je ne compte plus les jours, j'ai bien trop peur de me rendre compte... Fëanor fait bien son boulot, enfin le minimum. Au début je restais calme et silencieuse, j'avais pas trop la force de parler, je ne pensais qu'a une chose : notre village. Je ne cessais d'imaginer le combat qui se passait. Sans moi. Tu sais, Noeru, de voir que tout a changé, que tout peut devenir si différent en une journée, ça a brisé mon coeur. Je suis faible d'avoir découvert que tout pouvait être brisé. Mon paradis s'est envolé depuis que je t'ai quitté, toi et le village. Maintenant je suis seule, et je ne sais plus quoi faire. Enfin, il ne me reste qu'une seule pensée depuis des années : marcher droit devant soi, et c'est ton ordre. Je le suis, Noeru, je le suis depuis le premier jour. J'espère que tu es fier de moi. J'espère de ne pas faillir.
    Le chemin est si long, je ne comprends pas. Comment on a pu autant s'éloigner du village, c'est impossible. Ne le reverrais-je alors jamais ? Dois-je faire une croix sur mon passé. Mais pas toi, non. N'oublie pas ta promesse, je compte sur toi, mon frère. Dis moi, te rappelles-tu, les soirs d'étés, avant d'aller manger, on allait en haut d'une colline, et on se laissait tomber dans les herbes hautes. Et on roulait, on roulait. On rigolait. Le soleil éclairait nos joyeux visages, et on se sentait bien. On avait pas de soucis. J'essaie de me rappeler cette sensation mais bizarrement je n'y arrive pas. C'était le bonheur, mais il a disparu.
    Je me sens seule. Je veux dire, intérieurement, je suis pas comblée, il me manque un morceau. Oh que oui, Fëanor est avec moi, et je ne peux avoir meilleur protection, mais sent-elle ma douleur. Je crois qu'elle l'évite. Mais j'ai appris à vivre avec son silence, et le peu de conversation. C'est comme ça, on appartient plus au même monde. Je crois que je me suis évadée dans une petite bulle. Toute petite, où se loge ton image.


    Je ne savais pas ou plus si je devais espérer atteindre aujourd'hui ou plus tard cette fameuse terre. Dans ma tête, se déroulait des morceaux de mon histoire, des bouts de vies qui me hantaient. Parfois j'entendais sa voix. Parfois je sentais une présence sur mon épaule, et je m'arrêtais. Mais ce n'était que l'elfe. Alors on s'arrêtait, on dormait dans une ville au hasard. Et le lendemain dès l'aube, nous reprenions un autre départ encore. En fait, je n'espérais qu'une deuxième chose. C'était entendre le nom de ce fameux monde. Exodus

    « Exodus. Nous y sommes. »

    Je n'avais pas encore bien regardé s'il était tard. Mais il devait être la tombée de la nuit puisqu'elle m'annoncait qu'on s'arrêterait encore cette nuit. Je ne levais pas les yeux, ça me faisait bien trop peur. Pourtant quelque chose me parut bizarre. Retour en arrière... Fëanor avait parlé. D'habitude, j'avais le droit à une tape dans le dos, et je savais qu'on y était, à une autre étape encore. Mais là... Quelque chose me semblait inhabituel. Je me repassais cent fois sa phrase dans ma tête. Nous y sommes. Exodus. Nous y sommes. Exodus. Nous y sommes...
    Mon dieu. Je sentis mon coeur rater un de ses battements. Je flanchais. Je m'appuyais sur l'un des gros rochers. Et je levais les yeux. Etait-ce donc possible ? Ce voyage avait une fin alors ? Milles frissons me parcoururent. J'avancais. Au bord d'une falaise, je pouvais apercevoir une mer qui se débattait hargneusement. Il venait se confronter à cette falaise qui paraissait digne d'une légende. A ma droite, des tours qui s'élevaient dignement vers le ciel. Face à moi, un soleil qui allait se coucher doucement, et qui laissait un ciel à en tomber. A peu près violet, si doux. Je me sentais flotter. Je me sentais bien. J'avais accompli sa mission, j'avais fais ce qu'il avait dit. Et aussi bizarre que ma réaction fut, je me retournais et sautait dans les bras de Fëanor sans qu'elle puisse bien anticiper. Je me fichais bien de ces années de silence, qu'elle soit une elfe, qu'elle soit ceci ou cela. On était rendues à Exodus, et ce n'était pas rien. Bon Dieu. Je n'en croyais pas mes yeux. A terre, mes genoux posés sur ce sol dur, je ne pu que l'embrasser, encore et encore. Fëanor était partit, pas bien loin, elle reviendrait. Et moi je ne pouvais que savourer ma victoire. Je ne pouvais que pleurer comme je le faisais, face à cette mer qui se déchainait.
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Noctis Tinuviel
Yunie ; Fondatrice atteinte au plus haut point.
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MessageSujet: Re: Je suis là, Noeru, je suis là.    Mar 12 Juil - 23:16

      Breathe for tomorrow,
      Respirer pour les temps à venir,
      Cause there's no hope for today.
      Car il n’y a pas d’espoir aujourd’hui.

    Et si le Destin existait vraiment ? Oh après tout, que cela changerait-il dans ma vie ? Rien, ou si peu. Pourtant, il est de raison de se demander pourquoi. Il est naturel de vouloir trouver des réponses. Il est logique de chercher à comprendre. Et aujourd’hui, je voulais comprendre pourquoi à chaque blessure béante et suintant de sang dans ma vie, je devais arriver ici, à Heiron. A croire que cet endroit devait m’apporter repos ou apaisement... Un soupir glacé, aussi froid que mon cœur m’avait échappé. Peut-être étais-je aussi agacé ? En colère... Après tout, la mort d’un proche infligeait différente phase. Souffrance. Tristesse. Colère. Résignation. Acceptation... Il me restait encore deux phases après la colère à outrepasser. Non les plus simples. Nouveau soupir, en étais-je seulement capable ? Dis-moi ma petite Nyx, le sais-tu toi si ton père est capable de continuer à vivre en pensant toujours à toi, de temps en temps, sans en mourir de chagrin ? Dis-moi Nyx... Dis-moi.

      A chaque pas, mon cœur rate un battement.
      Et à chaque fois, j’alourdis mon Jugement...

    Je décale ma trajectoire, ne me souvenant que trop bien de ces marches que je gravis autrefois par pur soucis de mettre fin à mes jours. Le meilleur moyen résister à la tentation, c’était d’y céder. Pourtant, aujourd’hui j’avais décidé d’y résister tout court. Les décisions de demain ne seront peut-être pas les même mais l’avenir m’importait peu actuellement. Survivre face à la douleur de la perte de ma fille était déjà difficile. Je n’étais pas suicidaire, du moins pas encore. En moi, régnait un certaine anarchie. Encore actuellement, je ne prenais plus goût à ce genre de paysage qui pourtant avant aurait incendié mes iris dorées. Je pouvais voir l’immensité, la magnificence de ce lieu en cette heure mais mon cœur et mon esprit se réfutaient a s’en délecter. C’était cruel. C’était de la colère contre ce monde. Et peut-être aussi contre moi-même. On me croyait fort parce que je me montrais parfois froid, on me croyait puissant à cause de mon Rang, on me croyait insensible à la tristesse et tellement d’autre chose stupide. Chaque perte me détruisait pour un temps et si ma famille n’était pas la pour ramasser les morceaux qui sait ce que je serais à l’heure actuelle. Personne n’a l’air de comprendre que c’est parfois ceux qui on le plus de pouvoir qui sont les plus vulnérables.

      ...

    Quelle heure était-il ? Tard sans doute. Le ciel s’assombrissait au fil des minutes qui s’écoulait. Ma Princesse sera-t-elle triste, en colère contre moi ? Une fois de plus, je n’allais sans doute pas rentrer se soir chez nous. La silence et la solitude m’apaisait presque autant que sa présence et pourtant je favorisais cette fuite. Peut-être me sentais-je trop coupable ? Peut-être avais-je peur de découvrir un jour qu’elle m’en voudrait ? Et voilà que je me posais encore mille questions. J’observais le ciel, relâchant ma tête en arrière et faisant tomber ma capuche noire par la même occasion. Qu’allais-je faire ? Errer ainsi toute la nuit ? Je n’avais pas franchement envie de choisir Heiron pour toit après tout ce que j’avais vécu là-bas. Ça ne signifierait que creuser ma propre tombe et j’avais interdiction de mourir.

      ...

    Ce silence. Ce silence... Ne pouvait-il donc pas m’apporter de réponse ? Et ses sanglots. Des pleurs qui n’étaient apparemment pas les miens. Alors à qui appartenait-il ? J’avançais encore plus loin, dépassant pour de bon l’ombre d’Heiron. Et là, face contre terre, comme si elle priait, une jeune femme pleurait sincèrement. J’aurais pu approcher mais j’étais encore si loin. J’aurais pu venir à ses côtés mais pour dire quoi ? Rien sans doute, a croire que j’avais perdu l’habitude de parler à d’autres.

      Dis-moi, ais-je fais quelque chose d'irréparable ?...

_________________
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Dernière édition par Noctis Tinuviel le Jeu 25 Aoû - 14:40, édité 2 fois
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Sana Ishikawa

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MessageSujet: Re: Je suis là, Noeru, je suis là.    Jeu 14 Juil - 14:23

    A genoux sur une terre de roches. Une terre de promesse. Mes bras à terre, me soutenaient lorsque j'embrassais ce destin. Je sanglotais, plus que jamais. Je ne pouvais m'en empêcher, c'était bien plus fort que moi. Mais tout le peu d'espoir que j'avais accumulé tout au long de ses 3 années était là. Enfin, j'avais plus fait une sorte de deuil en quittant mon village. Mais à cet instant j'oubliais tout. Des problèmes, des heures de marches, des moments difficiles, de l'espoir quelque fois perdu, du désespoir si souvent invités lorsque l'on s'arrêtait le soir dans des villages pour manger et dormir. Oh il avait été là, entre Fëanor et moi, mais n'atteignant que moi, je crois. Il m'entourait, d'une enveloppe charnelle. C'est comme si je le sentais, comme une deuxième peau. Il faisait partit de moi. Et je pleurais, je pleurais, cette fois-ci, c'était des larmes qui recouvraient mon visage. Je n'y croyais pas. Et je relevais ma tête, admirant le paysage face à moi. Je ne sais s'il pouvait y avoir des coïcidences, mais le ciel avait quelque chose de magique, un ciel d'ésperance entre l'orange et le bleu de l'océan. Je rêvais, c'est ça.
    Je mis mes mains sur mon visage, elles étaient pleines de cailloux, qui avaient laissés leur trace. Ils étaient maintenant sur mon visage, je les faisais rouler sur ma peau, et ils tombaient quasiment tous à terre. Je dus frôler ensuite de ma main, légèrement, mon visage et me débarasser de chaque grain. Puis je ne sais pas ce qui me poussait réellement à regarder sur le côté, peut-être le sentiment humain que l'on m'observe, que quelqu'un est là. Mais je regardais sur ce côté. Et il y avait bien quelqu'un. Une cape noire. Noir, comme je n'ai jamais vu auparavant. Il m'obsédait ce noir. J'étais à terre, et à cette hauteur, je ne pouvais voir que cette cape. Alors d'un mouvement, net, fluide, je me relevais. J'étais face à cette cape. Une capuche presque relevée sur une tête, ou alors était-ce des cheveux d'un noir aussi percant que celui de la cape ? Je n'en savais trop rien. Il n'y avait que des yeux percant que je pouvais apercevoir parmi toute cette sombreté. De l'or. Je croyais que c'était de l'or, je veux dire ces yeux. Il n'était pas humain, ou il était particulier. C'était des yeux mystérieux. Ils ne révélaient rien. Ou étaient-ils vide justement ? Je n'en savais rien. Je m'approchais, je m'en foutais bien de ce qu'il était. J'étais à... Comment déjà ? Exodus. Et rien ne m'arrêtait. RIEN. J'étais à un mètres à peine de lui. Je regardais chaque détail de son visage, je passa une main dans mes cheveux, et doucement je m'addressais à lui.

    « Bonjour. »

    Mais j'eus un moment d'hésitation. Il semblait si... désorienté, perdu. J'avais de la peine je crois. Mais je continuais, il fallait que je sache.¨

    « Vous êtes de la région... On m'a dit de venir à Exodus, c'est bien ici ? J'espère.. »
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